Membres associés

Cornélia GCornélia Gauthier

Médecin psychosomaticienne de Genève

La Dr Gauthier a fait ses études de médecine à l’Université de Genève, en Suisse.

Elle a tout d’abord suivi une formation post-graduée de 5 ans, ce qui lui a permis d’obtenir le titre de médecin spécialisé en Médecine Générale. Après présentation de sa thèse, elle a obtenu son Doctorat ainsi que le titre FMH (fédération de médecins helvétiques). Pendant cette formation post-graduée, elle a contribué à créer l’Unité d’Alcoologie de l’Hôpital Cantonal de Genève.

Cette période a été marquante dans son parcours professionnel par la découverte du domaine des abus. Elle lui a servi de terrain d’observation en ce qui concernera plus tard l’élaboration de son nouveau concept abuseur-abusé. Ce concept établit que toutes les formes d’abus représentent les pièces éparses d’un seul et même problème, à l’instar des pièces d’un puzzle. Si le thérapeute ne connaît ou ne considère qu’une seule pièce, celle de sa spécialité, ses efforts thérapeutiques peinent à aider efficacement son patient tant qu’il n’a pas une vue d’ensemble de la problématique abusive. Tout est inter-relié.

Après la période hospitalière, la doctoresse Gauthier a créé son propre cabinet de consultation et est alors devenue médecin de famille. Elle a très rapidement constaté que ce qu’elle avait appris à l’université était insuffisant, notamment dans la prise en charge des patients chroniques. Elle a observé que chaque fois qu’elle traitait un symptôme, il en apparaissait un autre.

Elle a alors réalisé que ce qu’on lui avait enseigné était une médecine symptomatique et non causale. La médecine occidentale consiste à tenter de supprimer les symptômes. Elle est donc vouée à l’échec. Il fallait trouver une approche thérapeutique qui s’intéresse aux causes. La Dr Gauthier s’est ainsi trouvée dans la nécessité de trouver une façon de traiter ses patients de manière plus holistique.

C’est ainsi qu’elle s’est inscrite à une toute nouvelle formation qui venait de voir le jour, celle de la médecine psychosomatique. Mais, pour obtenir le titre de psychosomaticienne, il fallait cumuler des centaines d’heures, à côté de celles dévolues à son rôle de médecin de famille et de maman de trois enfants. C’est donc dans l’idée de comptabiliser des heures qu’elle s’est inscrite à un cours donné par Anne Bannister de Londres, qui avait passé sa vie à soigner de jeunes filles violées.

Les cinq premières minutes du cours ont été pour elle un véritable choc professionnel et émotionnel, lorsqu’elle a appris que dans nos contrées «civilisées»,  trois enfants sur dix subissent au moins une fois un abus sexuel dans leur vie d’enfant. Trois sur dix! Trente pour cent de la population! Où se cachaient-ils? Elle n’en connaissait aucun, même pas dans ses deux mille patients. Ne les voyait-elle pas? Jamais elle n’avait eu un seul cours sur ce sujet pendant toutes ses études médicales, jamais non plus n’avait-elle rencontré de cas pendant sa carrière hospitalière. Il y avait donc là une grande lacune, mais également un gigantesque tabou. Il fallait tirer cela au clair.

Elle a alors commencé à se documenter sur le sujet, mais également, avec délicatesse et respect, à poser des questions précises à ses patients. Et voici qu’elle les a tous trouvés! Ils étaient là, ils souffraient, ils se taisaient. Certains avaient oublié. Elle avait ouvert la boîte de Pandore et ne pouvait plus refermer le couvercle.

Il a donc fallu, en grande urgence, trouver des approches thérapeutiques efficaces. Elle les a inventées. Celles-ci consistent à traiter les patients abusés par une approche émotionnelle, donc psychosomatiques. Ces méthodes incluent le corps, condition sine qua non d’une vraie guérison.

En parallèle, elle a écrit un livre, premièrement destiné à ses collègues, les médecins, mais finalement aussi adressé au large public, sur la proposition de l’éditeur. C’est ainsi qu’est né le livre «Sommes-nous tous des abusés?» en 2008 et complété en 2010 par «Victime? Non merci!»

Actuellement, la doctoresse Gauthier partage son temps entre le traitement de personnes abusées, l’écriture de livres, l’animation d’ateliers et la présentation de conférences. Depuis mars 2016, elle publie mensuellement des vidéos sur YouTube et Daily Motion dans l’idée de partager les résultats de ses recherches avec les autres.

 

Thierry DrackThierry Drack

Premier Président de la Cour d’appel de la Nouvelle-Calédonie

Thierry Drack, marié, père de cinq enfants, est diplômé d’études approfondies de droit, titulaire des distinctions de chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur, chevalier dans l’Ordre national du mérite et chevalier des Palmes académiques.

Ancien élève de l’école nationale de la magistrature, il est actuellement conseiller à la Cour de Cassation, juridiction suprême française, chargé des fonctions de premier président (chef des juges) de la Cour d’appel de la Nouvelle Calédonie et des îles Wallis et Futuna dans le Pacifique sud.

Il est également membre de la Conférence des chefs de Cour suprême du Pacifique sud et de la Conférence des chefs de Cour suprême Asie-Pacifique.

Son parcours dans la magistrature au cours des trente dernières années l’a conduit à exercer plusieurs fonctions en rapport avec la protection des mineurs en danger et des majeurs incapables, comme juge des enfants, juge aux affaires familiales et juge des tutelles. Il a dans ses différentes expériences traité de centaines de situations qui lui ont permis de développer une connaissance particulière des problématiques liées aux enfants victimes d’abus sexuels et plus généralement, de mauvais traitements. En tant que juge des enfants plus particulièrement, il a travaillé avec des équipes pluridisciplinaires associant des éducateurs, assistants sociaux, psychologues et psychiatres, qui l’ont aidé dans la prise de décisions les plus protectrices pour les enfants, tout en prenant en considération les droits des parents en les associant, dans toute la mesure du possible, au règlement des difficultés.

Très impliqué dans les questions d’exclusion, il a choisi de quitter provisoirement la magistrature pendant une dizaine d’années pour pouvoir être détaché dans la haute administration française.

C’est ainsi qu’il a été Sous-préfet responsable des contrats de ville conclus entre l’État et les collectivités d’un grand département de la région parisienne, en faveur des quartiers défavorisés et plus particulièrement, des jeunes en situation d’exclusion.

Poursuivant dans ce domaine, il a été nommé directeur de cabinet du ministre délégué à l’égalité des chances auprès du premier ministre en 2005, ministère chargé de faire des propositions pour promouvoir l’accès à l’emploi et à la promotion sociale des populations victimes de discriminations.

Souhaitant poursuivre sous une autre forme son engagement pour l’enfance maltraitée, lorsque sa carrière de magistrat l’a amené à occuper des postes de responsabilité qui l’ont éloigné de l’enfance en danger, il a créé un gîte d’enfants et accueilli plusieurs années dans la maison familiale, pour de courts séjours, de jeunes enfants qui avaient été placés au service de l’Aide sociale à l’enfance par la justice.

C’est donc tout naturellement qu’il a souhaité s’impliquer auprès de Santé Sans Frontières, partageant avec ses fondateurs et membres actifs, une approche humaniste et pragmatique de la problématique des violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes.

 

Nadejda TelejnikovaNadejda Telejnikova

Maître Praticienne en PNL

Mariée, mère de quatre enfants, Nadejda est née en Lettonie de parents originaires de Russie et Bielorussie. Elle est arrivée en France à l’âge de 18 ans et après avoir appris le français, elle s’est inscrite à l’université où elle a obtenu un master en lettres, langues, littératures et civilisations étrangères, spécialité Russe.

Sa connaissance de plusieurs langues dont le russe et le letton, lui a valu d’être inscrite sur la liste des experts agréés par les tribunaux comme interprète-traducteur.

Durant plus de dix ans, elle a accompagné en cette qualité, tant devant les juridictions que les centres de soins spécialisés, des réfugiés arrivés sur le territoire français, demandeurs d’asile, issus pour la plupart des anciens pays de l’ex-Union Soviétique, dont certains profondément traumatisés par les conséquences des conflits armés dans leur pays.

Les très nombreuses séances de soins en psychiatrie auxquelles elle a assisté, traduisant mot pour mot les souffrances des patients, l’ont profondément marquée. Bon nombre des femmes traitées avaient subi des violences physiques, des viols, provoquant de lourds handicaps psychologiques.

De même les débats lors des procès pour lesquels son concours avait été requis, en particulier devant la juridiction des assises compétente pour les crimes les plus graves, au‑delà des faits commis et de la responsabilité de leurs auteurs, l’ont confrontée à la dimension humaine d’hommes et de femmes dont le passé révélait qu’ils avaient été victimes de violences et d’abus de toutes sortes.

C’est dans ces conditions qu’elle a décidé, délaissant son activité professionnelle principale dans la gestion de logements accueillant des publics en difficulté d’insertion, d’entreprendre des formations débouchant sur l’aide à la personne.

Certifiée maître praticien en PNL depuis 2015, elle termine en 2016 sa formation de sophrologue auprès du Centre de Sophrologie Appliquée de Nouméa, en Nouvelle‑Calédonie.

Les objectifs de l’association Santé Sans Frontières s’inscrivent tout naturellement dans cet engagement personnel et professionnel qui est le sien et qu’elle souhaite partager pour soutenir les enfants et les femmes en souffrance.

 

Dr. Amal ChabachDr. Amal Chabach

Médecin sexologue et thérapeute de couple au Maroc

Dre Amal Chabach a obtenu son doctorat en médecine à Casablanca et son diplôme en sexologie à Paris à l’université de Bobigny en 2000.

Elle est reconnue pour être une pionnière de la sexologie dans son pays et auprès des pays arabes.

Le Dre Chabach soigne la population à son cabinet médical à Casablanca depuis 2000. Écrivaine, elle a édité son premier livre en 2010 : «Le couple arabe au 21ème siècle, mode d’emploi».

Spécialisée auprès des médias, elle anime depuis 10 ans et jusqu’à ce jour, des émissions télévisées et radiophoniques sur différents thèmes qui concernent la sexualité et la biodynamique conjugale et familiale.

Par ailleurs, Dre Chabach anime des conférences et des ateliers dans toutes les villes du Maroc et écrit dans des journaux et des magazines nationaux et internationaux.

Elle a lancé son site web depuis plus de 3 ans et a créé sa webTV sur YouTube pour offrir des formations et de l’éducation auprès des jeunes couples au : www.dramalchabach.com .

Dre Amal Chabach croit profondément au potentiel humain, elle s’implique pour favoriser le mieux‑être de la population. En 2016, elle met en place l’Institut Marocain de sexologie clinique et thérapie conjugale pour offrir de la formation continue pour les différents professionnels.

Femme engagée, elle porte une attention particulière aux sujets qui touchent la violence des enfants et des femmes.

 

Francisco ViolaFrancisco Viola

Docteur en psychologie spécialisé en famille et sexualité

Je suis un nomade intellectuel. Je suis convaincu que la sexualité a besoin de « savoir » différents afin de bien la comprendre et de mieux la développer. Selon mon regard, je dois dire que la sexualité est centrale à la vie de l’être humain. Pas seulement par la place qu’elle occupe dans la vie dite intime, mais aussi parce qu’elle est au cœur de toute activité humaine.

Dans cette logique, je pense que le consentement est le noyau central. La santé sexuelle est plus large quand on développe la capacité de consentir avec toutes les implications que ceci a pour la personne. Ceci doit être le point central de l’éducation sexuelle comme celui de la clinique : Fournir des outils, développer des capacités et apprendre à les utiliser. Cela implique aussi que la lutte contre tout type de violence est un des défis incontournables pour ceux qui travaillent dans le domaine de la santé sexuelle.

Le fait de transmettre cette idée est aussi important qu’aider les personnes dont le consentement n’a pas été respecté. La santé sexuelle est un élément central de l’humanité.